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La personnalité du village

Michèle Marineau

M… pour Michèle Marineau, mais aussi – et surtout – pour « Mots »!
Michèle Marineau est née en 1955 à Montréal. Quand elle n’était pas en train de lire, elle se racontait des histoires dans sa tête. Du plus loin qu’elle se souvienne, elle a toujours aimé la lecture. François le Bossu, Les malheurs de Sophie, tous ces titres de la Comtesse de Ségur… En fait, aimer lire, c’est bien peu dire… Pour elle, la lecture et les mots, c’était sa passion – et ça l’est toujours!

C’est cet amour-là qui lui a donné l’envie d’écrire. Un amour timide et un peu apeuré,car elle ne croyait pas qu’il était possible pourelle de devenir écrivain. Exercer ce métier, ce ne pouvait être qu’un rêve, accessible pour les autres peut-être, mais sans doute pas pour elle.

Heureusement, à force de le vouloir et d’y croire, souvent les rêves se réalisent! Celui de Michèle Marineau a pris quelque temps avant de se concrétiser. Cependant, avant qu’elle ne publie son premier livre, elle ne s’est pas tourné les pouces. Ah ça, non! Elle a beaucoup étudié : en médecine, en histoire de l’art et en traduction.

Et qui dit traduction, dit mots, évidemment. Ils n’étaient sans doute pas partis très loin dans son esprit! Michèle Marineau traduisait donc des livres, de l’anglais au français.

Après dix années passées à réviser des manuscrits écrits par d'autres, elle décide de se lancer en 1987, enfin, et elle écrit son premier roman, Cassiopée ou l'été polonais. Un roman qu’elle a rédigé comme un héritage pour ses deux enfants, Philippe et Catherine, alors tout petits.

Ce premier roman allait annoncer la suite des choses : il a gagné le prix du Gouverneur général, la plus haute distinction qu’un auteur pour la jeunesse puisse recevoir au Canada. Et ce n’était qu’un début!

Des idées comme autant de battements de cœur!

S'inspirant de tout ce qui se passe autour d'elle, Michèle Marineau cueille ses idées d’histoires au détour d’un rêve, d’un souvenir d’enfance, d'une phrase entendue dans un autobus, d'une chanson qui lui trotte dans la tête ou encore d'une anecdote entendue quelque part… Amatrice de plein air et de voyages, elle trouve aussi bien ses idées en roulant en vélo ou en skiant. Bref, elle a des idées comme autant de battements de cœur!

Ce n’est pas tout d’avoir des idées! Michèle Marineau est une écrivaine curieuse et très travaillante. Avant de se mettre à l’écriture proprement dite, elle observe, discute et se documente afin de maîtriser le mieux possible son sujet.

Pour te donner un exemple, dans son roman La route de Chlifa, une grande partie de l’action se déroule au Liban, pays où elle n’avait jamais mis les pieds.

Elle a donc rencontré des jeunes Québécois d’origine libanaise et elle a étudié l’histoire, la culture et l’actualité de ce pays alors en guerre, afin de pouvoir exprimer avec le plus de justesse possible la situation et les sentiments vécus par les gens. Ce travail a donné naissance à un roman magnifique et bouleversant, récipiendaire de trois des plus grands prix littéraires nationaux (12/17 Montréal-Brive, Alvine-Bélisle, prix du Gouverneur général). Ce roman est depuis devenu un classique de la littérature de jeunesse, très lu par les jeunes lecteurs d’aujourd’hui. Et encore davantage, avec cette guerre au Liban qui a refait surface en 2006.

Écrire pour transmettre

Lorsqu’on lit un livre de Michèle Marineau, on a souvent l’impression d’être vraiment compris dans ce que l’on vit – alors qu’auparavant, on croyait qu’aucun adulte ne pouvait y être sensible! Il faut dire que cette écrivaine sait aborder avec délicatesse – et surtout avec les mots qu’il faut – les questions et les remises en question qui surviennent à l’adolescence. Et il y en a!

En fait, elle est si réceptive et si sensible à ce que vivent ses lecteurs qu’elle semble n’avoir pas d’âge. Elle a 4 ans, 8 ans, l’âge de l’adolescence.

C’est peut-être aussi pour ça qu’elle arrive aussi bien à parler à ses lecteurs… Elle te transmet en quelque sorte ses mémoires d’adolescence, pour que tu saches que les adultes sont passés par là, eux aussi!

Si elle a écrit son premier roman, Cassiopée ou l'été polonais, d’abord pour ses enfants, c’est aussi en pensant à tous les jeunes du monde qu’elle prend la plume…

Voilà pourquoi elle choisit de mettre en scène des situations qui peuvent survenir dans la vraie vie.

Lorsqu’elle écrit, elle a envie d’emmener ses jeunes lecteurs ailleurs, de leur apprendre autre chose, sur eux et les autres, comme les écrivains qui l’ont marquée l’ont fait pour elle. Elle veut faire vivre des émotions, mais aussi ouvrir ses lecteurs à d’autres cultures, d’autres époques… Lire un livre de Michèle Marineau, ça fait réfléchir –
et c’est tant mieux!

Ne jamais rien tenir pour acquis!

Un nouveau livre de Michèle Marineau qui arrive à la bibliothèque, c’est toujours une grande surprise, un super cadeau! Car en ouvrant un de ses livres, on peut avoir confiance qu’on passera un grand moment de lecture.

Une des preuves est sans doute tous les prix qu’elle a reçus. Outre ceux du Gouverneur général en 1988 et en 1993, Alvine-Bélisle (le prix décerné par les bibliothécaires du Québec!), 12/17 Montréal-Brive du livre pour l'adolescence, elle a aussi mérité le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles du livre de jeunesse pour Marion et le Nouveau Monde, et le prix du livre M. Christie pour Rouge Poison.

Malgré tous ces honneurs, Michèle Marineau ne tient pas – et ne tiendra jamais! – ses lecteurs pour acquis. À chaque nouvelle histoire, elle se demande si elle réussira à toucher ceux-ci, à les emmener là où elle le souhaite…

Nous, l’équipe de l’Espace Jeunes, sommes convaincus qu’elle réussira encore et encore à chaque livre à nous émouvoir et à nous étonner. Alors, on lui dit un ÉNORME merci!

Le savais-tu?

Michèle Marineau est la douce moitié de l’écrivain François Gravel, à qui l’on doit l’existence du petit David et du célèbre Klonk – pour ne nommer que ceux-là. François Gravel a d’ailleurs été une des personnalités du village du portail Jeunes. Gageons qu’il doit y avoir bien des livres pour la jeunesse dans leur maison!

Michèle Marineau n’a pas complètement délaissé son métier de traductrice puisqu’elle traduit encore des livres jeunesse de l’anglais au français, sans compter ceux qu’elle condense et adapte. « Traduire », tu sais ce que ça veut dire. Mais « condenser », c’est simplifier un texte qui était plus long de façon à le rendre plus accessible aux lecteurs.

Et « adapter » signifie transformer une œuvre d’un genre à un autre ou la retravailler pour qu’elle soit accessible à un public plutôt qu’à un autre. Tu peux justement écouter un conte adapté par Michèle Marineau, L’affreux, dans la section R@conte-moi une histoire du portail Jeunes.

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