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La personnalité du village

Geneviève Côté

Une passion qui ne l’a jamais quittée
Née en 1964 d’une mère artiste, Geneviève Côté a choisi d’être artiste elle aussi. Elle a d’abord étudié à l’École des beaux-arts, puis s’est inscrite en design graphique à l’Université Concordia à Montréal. Mais son talent s’est manifesté bien avant ses études. Dès qu’elle a su tenir un crayon, elle a tout naturellement écrit et illustré des histoires. C’est pourquoi personne n’a été réellement étonné qu’elle décide d’étudier cette discipline artistique.

Au début de sa carrière, Geneviève Côté a beaucoup hésité avant de se lancer dans l’illustration de livres jeunesse. Il aura fallu l’intervention de Stéphane Jorisch, lui-même illustrateur connu, pour qu’elle accepte d’illustrer son premier livre pour les jeunes. Geneviève Côté a été immédiatement charmée par cette expérience.

Dessine-moi un piment!

Avant de dessiner, il faut d’abord apprendre à regarder autour de soi. C’est ce que Geneviève Côté a appris d’un de ses professeurs à l’École des beaux-arts. Cette habileté permet aux artistes de développer toute la créativité dont ils ont besoin. C’est pourquoi, lors d’un exercice en classe, son professeur lui a demandé un jour de « dessiner un piment » dans le but d’apprendre à mieux regarder. L’exercice a été concluant. Nul doute que ce piment a donné beaucoup de piquant aux pinceaux de Geneviève Côté.

De tous les cours qu’elle a suivis à l’université, celui-là a été le plus profitable.

Dépasser les lignes?
Le style de Geneviève Côté se reconnaît au premier coup d’œil. Son travail d’illustratrice est remarquable et elle ne dévoile pas aisément la recette de son succès. Ses dessins combinent différentes techniques tels l’aquarelle, le pastel et le crayon gras. Si tu observes les dessins de Geneviève Côté, tu auras peut-être l’impression qu’elle dépasse les lignes.

Dépasser les lignes? Mais voyons! Elle ne fait plutôt qu’accentuer ses dessins en utilisant des traits noirs. Drôle de technique? En fait, ce sont les enfants qui lui ont fait cette remarque : « Madame, tu dépasses les lignes. » C’est que le noir est une de ses couleurs de prédilection. Il permet de donner du corps à l’illustration pour faire ressortir les couleurs. Le noir est également une teinte que l’on utilise pour dessiner des sujets plus sérieux.

Geneviève Côté a illustré de très beaux livres qui traitent souvent de drames humains.

On n’a qu’à penser au roman Christophe au grand cœur, écrit par Nathalie Loignon, qui raconte les difficultés d’un enfant malade dont la mère est décédée. Ou encore à ce magnifique album, La petite rapporteuse de mots, qui parle avec beaucoup de finesse de la maladie d’Alzheimer. Geneviève Côté n’a pourtant pas un faible pour les choses tristes, mais elle a l’art d’exprimer dans ses dessins les émotions les plus délicates.

Des dessins qui vont droit au cœur
Les contours noirs qui enveloppent les dessins de Geneviève Côté leur donnent du caractère en plus d’accentuer leur luminosité. En combinant différentes techniques, elle dessine des illustrations qui, littéralement, vont droit au cœur. Geneviève Côté dessine ses œuvres par intuition en se servant des impressions qu’elle éprouve à la lecture du texte. Le résultat est toujours renversant. D’ailleurs, elle a souvent vu son travail récompensé. En 2007, elle fut lauréate du prix littéraire du Gouverneur général du Canada pour son livre La petite rapporteuse de mots en plus d’obtenir d’autres prix dont le Grand Prix d’illustration jeunesse GL&V et le prix Elisabeth-Mrazik-Cleaver pour ne nommer que ceux-là. La liste est longue et les honneurs sont à la mesure de son talent. Lorsqu’elle prépare un livre pour enfants, elle avoue ressentir un éventail d’émotions : du plaisir, en passant par l’angoisse et l’inquiétude. En dessinant, il lui arrive même de partager les sentiments de ses personnages.

Plume, papier, pinceau…

Geneviève Côté est à la fois illustratrice et auteure. En 2006, elle signe pour la première fois textes et images. Adepte du pinceau, elle s’est laissé séduire par la plume.

Le premier album qu’elle a écrit, Quel éléphant?, regorge d’humour et d’originalité. Le deuxième, Je suis là, Petit Lundi, est très touchant. Il aide les enfants à apprivoiser leur peur de la noirceur. Chose certaine, l’écriture de livres est une expérience qui enchante Geneviève Côté. Et ce n’est qu’un début! Parions qu’elle écrira de nouveaux livres. Inventer et illustrer ses propres histoires, quel plaisir!

Des rencontres inoubliables
Geneviève Côté adore être en contact avec les enfants à l’occasion de rencontres scolaires, de salons du livre, de visites dans les bibliothèques. « On a tellement besoin de sentir qu’on est utile dans la vie », dit-elle. Lorsqu’elle voit tous ces yeux qui s’illuminent, elle a la certitude que ses livres sont appréciés des enfants. Elle a le sentiment d’être utile et comprend qu’elle exerce le plus beau des métiers. Voilà des moments d’une grande richesse, autant pour elle que pour son auditoire. Des choses à raconter, elle en a plein le baluchon.

Geneviève Côté veut surtout que les enfants se souviennent que dans la vie… tout est possible et qu’il est important de faire un métier qui nous passionne. La vie, c’est comme une page blanche qu’il faut noircir. Chaque nouvelle journée est comme un nouveau chapitre à écrire. En fait, la vie, c’est un livre… Pas n’importe lequel! Un livre dont vous êtes le héros!

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