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Le Journal du village

L’odyssée du théâtre

Le théâtre espagnol

 De 1570 à 1681, le théâtre espagnol connaît un très grand succès : c’est un siècle de gloire et de créativité, de renouveau complet du théâtre. Voilà pourquoi on appelle cette époque le « siècle d’or du théâtre ». De plus, contrairement à la France, l’Église espagnole encourage et protège le théâtre.

 

Les dramaturges

Le théâtre est très fréquenté et apprécié par la population. Les auteurs sont soumis continuellement à la production de nouvelles pièces pour plaire aux spectateurs. Une pièce ne se joue pas plus de huit jours. Les auteurs sont pauvres, n’ayant aucune protection des seigneurs ou du roi pour garantir leurs revenus. Ils écrivent donc aussi des romans, des épopées, des poèmes… L’auteur est libre, il peut choisir le sujet qui lui plaît, mais il doit observer deux règles : la pièce doit contenir trois actes et être écrite en vers. D’ailleurs, les pièces espagnoles de l’époque ressemblent à de longs poèmes et les dramaturges sont aussi considérés comme des poètes. On compte environ 10 000 pièces écrites durant cette période.

Il y a trois grands auteurs à retenir de cette période : Lope de Vega (1562-1635), qui a écrit plus de 2 400 pièces; Tirso de Molina (1583-1648), qui en a écrit 400; et, enfin, Calderon de la Barca (1600-1681), qui a signé environ 500 œuvres.

 

Les acteurs

Une troupe est composée de douze à vingt acteurs. On retrouve à la fois des troupes ambulantes et des troupes permanentes. En outre, nous retrouvons d’un côté le théâtre religieux et, de l’autre, le théâtre profane.

Le théâtre religieux est très populaire durant le siècle d’or : les acteurs les plus célèbres sont des gens d’Église. Ce registre, aussi appelé auto-sacramentale, présente des scènes de la Bible.

Dans le théâtre profane, les acteurs jouent des scènes de la vie de tous les jours : « la commedia ». Aucun sujet n’est interdit à l’acteur; on y joue des histoires d’amour, des histoires de cape et d’épée, etc.

 

Le lieu

À la fin du Moyen Âge, il n’y a pas de théâtres permanents en Espagne. Les comédiens pratiquent le théâtre de rue. Avant chaque représentation, ils s’installent au milieu de la rue avec leur matériel. Ils posent leurs estrades, puis jouent devant les passants. Vers 1580, les congrégations religieuses décident d’ouvrir des lieux réservés aux représentations. Ces théâtres sont de simples estrades installées dans une cour intérieure fermée par des façades de maisons. L’enthousiasme populaire favorise la multiplication des théâtres.

 

Les décors 

Il y a très peu d’efforts qui sont fournis pour la conception des décors : il n’y a ni rideau ni coulisse et la scène n’est pas séparée du public. À partir de 1610, les décors deviennent plus intéressants : on accroche des toiles peintes selon la technique du trompe-l’œil (voir « La commedia dell’arte »). Aussi, on sépare la scène de la salle par un rideau lourd. Les grands seigneurs et le roi se font construire des théâtres privés : ce sont des endroits couverts avec des décors variés.

 

Les costumes

Tout comme les décors, les costumes sont simples. Les troupes n’ont pas les moyens de se faire confectionner des costumes très coûteux, car les pièces rapportent peu d’argent. 

 

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